La polémique Hortefeux en finit guère de désenfler. Ministres, parlementaires, conseillers spéciaux, tous les appuis sont bons pour sortir Brice du pétrin. Aujourd’hui, c’est Henri Guaino, le mépris réactionnaire fait homme, qui lance chez David Abiker cette tirade tragique :
Ce n’est pas pareil de prendre la parole quand on est un homme politique, un responsable, pour affirmer quelque chose que l’on assume et de prendre la parole dans un cadre intime, amical, informel
Ah, donc les universités d’été de l’UMP sont un moment intime, amical et informel de la vie du parti majoritaire et du gouvernement (on a beau dire que le gouvernement est censé être au-dessus des partis et œuvrer pour le bien de tous les Français, vous avez quand même compris qu’il y a quand même 53% de Français qui sont plus égaux que les autres). Mais où les caméras sont admises dès qu’il s’agit de tacler le PS et le MoDem ou de glorifier l’ouverture (2007) , l’union (2008) et la solidification (2009) de l’UMP.
Quand le soir, Guaino accroche sa mauvaise foi avec son manteau à la patère, il jette un rire sardonique et crache devant son miroir :
Non mais quelle bande de cons. Ils n’ont pas encore compris que, symboliquement, un ministre reste ministre tant qu’il ne rentre pas chez lui, et que toute activité publique, exercée en tant que ministre, ou homme de parti, est publique et partant peut être portée à son crédit ou débit ?
Eh oui, c’est la contrepartie de la notion de notoriété. Elle se travaille, elle s’entretient. L’homme public est plus public que privé. Et s’il accepte volontiers tous les avantages de la vie d’homme public, ce serait fort de café qu’il n’en accepte pas les maigres inconvénients.
Hortefeux-Adjani : même combat.