Etre ministre, ça a aussi des contraintes

15 septembre 2009 | La vie de la cité, Médias | 2 Réponses

La polémique Hortefeux en finit guère de désenfler. Ministres, parlementaires, conseillers spéciaux, tous les appuis sont bons pour sortir Brice du pétrin. Aujourd’hui, c’est Henri Guaino, le mépris réactionnaire fait homme, qui lance chez David Abiker cette tirade tragique :

Ce n’est pas pareil de prendre la parole quand on est un homme politique, un responsable, pour affirmer quelque chose que l’on assume et de prendre la parole dans un cadre intime, amical, informel

Ah, donc les universités d’été de l’UMP sont un moment intime, amical et informel de la vie du parti majoritaire et du gouvernement (on a beau dire que le gouvernement est censé être au-dessus des partis et œuvrer pour le bien de tous les Français, vous avez quand même compris qu’il y a quand même 53% de Français qui sont plus égaux que les autres). Mais où les caméras sont admises dès qu’il s’agit de tacler le PS et le MoDem ou de glorifier l’ouverture (2007) , l’union (2008) et la solidification (2009) de l’UMP.

Quand le soir, Guaino accroche sa mauvaise foi avec son manteau à la patère, il jette un rire sardonique et crache devant son miroir :

Non mais quelle bande de cons. Ils n’ont pas encore compris que, symboliquement, un ministre reste ministre tant qu’il ne rentre pas chez lui, et que toute activité publique, exercée en tant que ministre, ou homme de parti, est publique et partant peut être portée à son crédit ou débit ?

Eh oui, c’est la contrepartie de la notion de notoriété. Elle se travaille, elle s’entretient. L’homme public est plus public que privé. Et s’il accepte volontiers tous les avantages de la vie d’homme public, ce serait fort de café qu’il n’en accepte pas les maigres inconvénients.

Hortefeux-Adjani : même combat.

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Nick Carraway

I was still with Jordan Baker. We were sitting at a table with a man of about my age and a rowdy little girl, who gave way upon the slightest provocation to uncontrollable laughter. I was enjoying myself now. I had taken two finger-bowls of champagne, and the scene had changed before my eyes into something significant, elemental, and profound.

At a lull in the entertainment the man looked at me and smiled.

“Your face is familiar,” he said, politely. “Weren’t you in the Third Division during the war?”

“Why, yes. I was in the Ninth Machine-gun Battalion.”

“I was in the Seventh Infantry until June nineteen-eighteen. I knew I’d seen you somewhere before.”

We talked for a moment about some wet, gray little villages in France. Evidently he lived in this vicinity, for he told me that he had just bought a hydroplane, and was going to try it out in the morning.

“Want to go with me, old sport? Just near the shore along the Sound.”

“What time?”

“Any time that suits you best.”

It was on the tip of my tongue to ask his name when Jordan looked around and smiled.

“Having a gay time now?” she inquired.

“Much better.” I turned again to my new acquaintance. “This is an unusual party for me. I haven’t even seen the host. I live over there——” I waved my hand at the invisible hedge in the distance, “and this man Gatsby sent over his chauffeur with an invitation.” For a moment he looked at me as if he failed to understand.

“I’m Gatsby,” he said suddenly.

“What!” I exclaimed. “Oh, I beg your pardon.”

“I thought you knew, old sport. I’m afraid I’m not a very good host.”