Lapsus au G20

5 avril 2009 | Brèves, Médias | 3 Réponses

Le sommet du G20, sommet des 20 pays les plus puissants de la planète ? Certains en doutent, comme Jean-Pierre Pernaut, qui a prononcé jeudi un joli lapsus au journal de 13h. Ecoutez bien la vidéo, et vous entendrez cette jolie phrase : « le sommet des 20 pays les plus impuissants de la planète ».

Je n’aurais pas dit mieux.

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Ma prédiction se réalise plus tôt que prévu

3 avril 2009 | La vie de la cité | 1 Réponse

A l’heure où l’UMP boucle ses listes pour les européennes, il se murmure que Joëlle Ceccaldi-Raynaud, député-maire de Puteaux, voudrait figurer en 4e position sur la liste en Ile-de-France. Frappée par les limites du cumul des mandats, elle serait en cas d’élection obligée de laisser sa circonscription en démissionnant de l’Assemblée. Et qui donc pourrait récupérer la circonscription ? Allez, chers lecteurs, ne faites pas l’étonné : le prince héritier, pardi !

Il y a quelques mois, j’avais pronostiqué un scénario à peu près semblable : à l’approche des sénatoriales, Joëlle Ceccaldi-Raynaud propulsée au Sénat sous la menace d’une candidature dissidente en cas de refus, des législatives partielles avec Jeannot triomphalement élu (grâce à la désaffection que provoque toute élection partielle), et le voilà candidat sortant en 2012, lui garantissant une réélection facile. Il se pourrait donc que le scénario se réalise plus tôt. A une seule condition : que les législatives partielles aient lieu après le 1er septembre 2009, puisqu’il faut avoir 23 ans pour être député.

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Affaire Orelsan : les filles ne valent pas mieux que les garçons

3 avril 2009 | Antiféminisme | 24 Réponses

Voici une semaine que l’affaire Orelsan buzze monstrueusement sur la blogosphère. Orelsan, c’est un rappeur quitté par sa petite amie et qui exprime son désespoir et sa vengeance froide dans un morceau pertinemment appelé « Sale pute ». Où il y développe une taxinomie assez infâme des sévices qu’il compte lui infliger, comme un très ingénieux avortement à l’opinel. Outrées, choquées, se remémorant qu’encore aujourd’hui la violence conjugale ne soit pas éradiquée, certaines féministes et certains féministes, se sont empressés de crier au scandale et d’œuvrer pour la déprogrammation du rappeur du printemps de Bourges où il devait se produire d’ici quelques jours.

Certaines ont bien tenté de défendre Orelsan par plaisir de jouer les avocates du diable1, et même des artistes féminines comme Anaïs s’y sont mis. Les deux posent la question que les féministes occultent totalement. Derrière la réalité crue et effectivement ignoble, quel place pour le talent ? Les féministes ont-elles pris la peine de découvrir l’univers d’Orelsan dans son intégralité à travers ses autres chansons, pour mieux sonder l’esprit de ce titre et pour jauger du degré avec lequel il fallait le prendre ? Rappelons-nous que dans les années 80, Gainsbourg a sorti le titre « Lemon incest », qui est tout aussi ignoble. A-t-on pour autant brisé sa carrière ? Non, car quand c’est Gainsbourg, c’est du génie ; quand c’est un rappeur, c’est de la bestialité crue. Voilà un préjugé culturel énorme et injustifié de la part de féministes trop vieilles pour avoir intégré le rap dans leur culture musicale. Je confesse que je n’ai trouvé ce titre ni drôle ni fin, ce qui ne m’empêche pas de ne pas tomber à bras raccourcis sur tous les rappeurs, trop vite taxés de machos violents qui exhibent leur quéquette dans leurs chansons. Et ça ne m’empêche pas non plus d’aimer des artistes tout aussi subversifs et à la limite de l’horrible comme Didier Super, qui derrière le vernis raciste, macho, pédophile, antisémite et j’en passe, chante des textes drôles et évocateurs.

Via Sarkofrance aujourd’hui, j’apprends que l’ex-petite amie du rappeur serait une rappeuse elle aussi, Pitbulle de son nom, et qu’elle a répliqué à Orelsan de manière assez sèche. Déjà, je m’arrête un instant sur son nom de scène. Le pitbull, symbole de la violence et de la bestialité des cités, choisi comme nom par une rappeuse. Être féministe avec un nom pareil, ça frise l’escroquerie. Dans le texte de la chanson (que vous retrouvez chez Sarkofrance), j’ai sélectionné quelques vers :

Faut t’y faire, Orelsan, j’embrasse qui je veux,
et la rue est à moi, je n’ai pas froid aux yeux.
T’aurais pas dû m’chercher, j’vais l’crier sur les toits,
te mettr’ la honte à donf jusque devant chez toi,
ça s’ra sur Internet, ça f’ra l’tour des radios,
que t’es qu’un bandemou, un ringard de macho.

J’vais pas m’laisser salir par un p’tit vermicelle.
Si tu baises comme t’écris, y a pas d’quoi la ram’ner

Orelsan, baisse ton froc, je saliv’ déjà trop.
Chiennes de garde, foncez, et en avant les crocs !
Aux défenseures des femmes les oreilles et la queue,
les couilles à l’offensée, et des excuses je veux.

Cette chanson n’est pas sans me rappeler un autre buzz musical qui avait eu lieu à l’été 2005 dans le monde du R’n'B. Un chanteur, Eamon, avait mobilisé le même thème de l’amoureux trompé pour enregistrer la chanson « Fuck it », en termes certes un peu plus amènes, puisque de sévices il n’était point question. Quelques semaines plus tard, une autre chanteuse, Frankee, avait répliqué sur le même thème musical dans sa chanson « Fuck you right back », dans des paroles similaires à celles de Pitbulle :

You thought you could really make me moan (Tu croyais vraiment pouvoir me faire jouir)
I had better sex all alone (ha ha ha ha) (Je préférais me satisfaire tout seule)
I had to turn to your friend (J’ai dû me tourner vers ton copain)
Now you want me to come back (Alors tu veux que je revienne)
You must be smokin’ crack (T’as vraiment fumé)
Im goin’ else where and thats a fact (Je vais voir ailleurs et c’est un fait)

Fuck all those nights I moaned real loud (Casse-toi avec ces nuits où je gémissais sans retenue)
Fuck it, I faked it, aren’t you proud (Casse-toi, je simulais, t’es pas fier, hein ?)
Fuck all those nights you thought you broke my back (Casse-toi avec ces nuits où tu croyais me casser les reins)
Well guess what yo, your sex was wack (Tu sais quoi ? Tu baisais très bizarrement)

You questioned did I care (Tu t’es demandé si ça me faisait quelque chose)
Maybe I would have if you woulda gone down there (Ça aurait pu si tu m’avais léché)
But I do admit i’m glad I didn’t catch your crabs (Mais je dois reconnaître que je suis contente de pas avoir chopé tes morpions)

Dans les deux chansons, la même inspiration de vengeance : qualifier le mec de mauvais coup, toucher à la taille de sa virilité, et étendre la bonne parole à tout l’espace de ses cercles sociaux pour mieux le décrédibiliser. N’est-ce pas tout aussi violent ? D’un côté, le sévice physique ; de l’autre, le sévice social. Les féministes me répondront que non, ce n’est pas pareil, qu’il y a une forme ouvertement vulgaire et une autre plus fine, que les hommes sont primaires, etc. Je leur répondrai qu’il est assez étrange que ces féministes, majoritairement de gauche, soient les premiers (car il y a des hommes dans le lot) à défendre l’idée qu’il y ait dans le monde social des crimes et des abominations sans morts (et la crise nous en donne un bon exemple),  qu’on peut être tortionnaire, criminel, profondément violent sans recourir à la violence physique, et qui cependant ne vont pas jusqu’au bout de la logique dans ce cas-là.

En outre, ces féministes, qui hurlent contre la naturalisation homme-femme et les réflexes sexuellement situés, n’agissent-elles pas en plein paradoxe ? Face à une situation d’adultère révélé, les hommes sont violents (ou projettent de l’être par les mots) et les filles salissent la réputation au niveau de la virilité : combien de fois dans notre vie avons-nous été témoins, nous-mêmes ou par nos connaissances, de ces réflexes automatiques ? Hurler contre ces pseudos préjugés naturalistes tout en les utilisant ou en ne les critiquant pas, c’est le serpent qui se mord la queue.

Alors, mesdames les féministes, croyez-vous vraiment valoir mieux que les hommes ?

  1. Merci à Johan Hufnagel pour avoir apporté les corrections nécessaires []
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Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents communistes

1 avril 2009 | Chroniques de la vie quotidienne | 15 Réponses

Pour ceux qui me followent sur Twitter, ce n’est plus un secret de polichinelle : je suis admissible à SciencesPo Paris. Assez surpris, d’ailleurs, étant donné que je m’étais très peu préparé, hormis l’épreuve d’anglais. Certains suivaient une prépa depuis le mois d’octobre et ne l’ont pas eu, preuve que ce concours est une gigantesque loterie et qu’il génère un marketing de la crainte de l’échec assez phénoménal si l’on regarde les prix pratiqués par des organismes comme IPESUP ou toutes ces pseudo-boîtes de management des entretiens pour les oraux qui vous promettent de vous aider à réussir un oral. C’est comme ça que vous perdez confiance en vos capacités de réussite, alors qu’un entretien, pardonnez-moi l’immodestie, ça n’est pas véritablement compliqué dès lors qu’on sait ce que le jury attend de nous.

Je me dis que peut-être, mon impréparation de façade m’a permis d’y aller plus relâché, et le déroulé des épreuves m’a sans doute quelque peu aidé : une note de synthèse en première épreuve sur l’impact sociétal de l’augmentation de l’espérance de vie, où je pestais que les analyses sociologiques et anthropologiques (notamment Van Gennep) étaient réduites dans le corpus à la portion congrue ; une épreuve d’anglais relativement abordable, mais avec un essai dévastateur sur la mort du capitalisme, où j’ai été obligé de jouer les Victoria Silvstedt en dégainant un essai à la langue dynamique, bien pendue, riche, mais aux idées totalement absentes. Autant dire qu’avant d’aborder la dernière épreuve, celle de culture gé, j’étais, comme j’aimais à me le dire, dans la même situation que Santoro face à Nadal à deux sets zéro : dos au mur. Et je me suis vraiment lâché sur la dernière épreuve, qui consistait à disserter sur une phrase de Flaubert : « Oui, la bêtise consiste à vouloir conclure ». Ça s’appliquerait à merveille à ma récente entrevue collective avec Alain Minc. En sortant de cette journée marathon, j’avais au moins le sourire aux lèvres, parce que je m’étais fait vraiment plaisir sur la dernière épreuve : c’était au moins ça de gagné.

Alors voilà maintenant environ 500 admissibles à Sciences Po, dont une Galouzeau de Villepin et une de Sarnez. Au passage, j’ai vu aussi une Gorce et une Morin, mais je doute qu’il y ait un rapport familial avec les hommes politiques éponymes. Et pourtant, mon enthousiasme est retombé très vite.

Quand j’ai regardé le tableau des frais de scolarité, j’ai cru m’évanouir : SciencesPo Paris coûte jusqu’à 13 000 euros l’année, et en ce qui me concerne, sans atteindre le maximum, les frais que je m’attends à payer avoisinent quand même une somme rondelette. Je ne suis pas vraiment sûr d’avoir envie de débourser autant pour Sciences Po, d’autant plus que je prépare un autre concours pour une école tout aussi (sinon plus) cotée et gratuite…

Aujourd’hui, et pour la première fois de ma vie, j’ai envie d’avoir des parents communistes, rien que pour être exempté de frais de scolarité.

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Le poisson d’avril de Sarkozy

1 avril 2009 | Brèves | Aucune réponse

Pourquoi tout le monde aurait le droit de faire un poisson d’avril aujourd’hui et pas lui ?

Ce matin, Nicolas Sarkozy a promis l’intersyndicale FO-CFDT-CGT-CFTC qu’il allait « sauver le site Caterpillar ». Après avoir brillamment sauvé celui de Gandrange.

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Minc est un terroriste de l’histoire

1 avril 2009 | Histoire, Internet | 4 Réponses

Jeudi dernier, à l’invitation de Vendredi, quelques blogueurs, dont votre serviteur, étaient conviés à venir débattreécouter religieusement Alain Minc pérorer. Pour des comptes-rendus exhaustifs, rendez-vous chez Authueil, Vogelsong, Olympe, et Intox2007, où vous pourrez d’ailleurs écouter l’interview-son. Je ne vais pas reproduire un énième compte-rendu de cette entrevue. Premièrement, je suis arrivé une demie-heure en retard, ce qui m’a permis de ne pas avoir à subir la cynique question « combien tu pèses ? » ; d’ailleurs, me l’eût-il posé que je lui aurais rétorqué : « 72 kilos et toi, gros ? ». Ensuite, je ne suis pas vraiment entré dans cettre entrevue trop fermée. Je n’étais pas forcément venu là pour jouer les pseudos-journalistes à poser des questions, et visiblement Minc attendait les questions pour déballer une réponse longue de 10 minutes à chaque fois. Et en plus, j’étais fatigué.

Comme CC, je vais réagir sur l’un des points qu’il a évoqués, à savoir le paradigme très fasciste et totalitaire avec lequel il observe la vie politique. Chez Vogelsong, vous lirez qu’il considère les écologistes comme des pétainistes, et que Strauss-Kahn est pour lui un Bayrou sans pétainisme. Pas de secret, vous vous souvenez de sa récente saillie sur Bayrou, qualifié de « Le Pen light ». Pour Alain Minc, Bayrou, grand populiste démagogue, fraie sur les traces de Le Pen au sujet de sa posture anti-establishment. Jeudi dernier, je l’ai un peu asticoté à ce sujet. Qu’on dise que Bayrou est un démagogue, pourquoi pas, c’est après tout assez vrai. Mais qui, dans la classe politique, n’est pas démagogue ? Sarko, Ségolène et Bayrou sont tous trois de grands démagogues, quoi qu’on en dise. Alors pourquoi comparer Bayrou à Le Pen alors que tous sont assimilables au cyclope de Saint-Cloud ? Alain Minc a bissé : Bayrou est un Le Pen sans le fascime.

Je poserais une première question : Le Pen sans le fascisme, c’est quoi ? Sur un plan politique, Le Pen ne se résume-t-il pas uniquement à cette bouillie nauséabonde fasciste ? Si l’on considère que Le Pen sans le fascisme c’est un démagogue, vous concluerez avec moi qu’il y a une grande différence entre dire clairement que Bayrou est un démagogue et dire que Bayrou est un lepéniste a-facsiste, donc démagogue. Et poursuivons plus loin, sans avoir peur de nous vautrer dans la théorie de Godwin. Qu’est-ce qu’Hitler sans le projet de la Shoah ? Un artiste raté ? Peut-on alors comparer tous les artistes ratés à des Adolf Hitler sans la Shoah ? A quoi vise la comparaison de Minc sinon à salir Bayrou ? C’est assez étrange d’ailleurs de la part d’un individu pourtant brillant de voir ces reductiones ad lepenum qui sont d’ordinaire le fait de personnes incapables d’argumenter rationnellement.

Mais Alain Minc est coutumier des approximations historiques. L’année dernière, il a commis cet attentat historiographique. Derrière sa vision très technocratique de l’histoire, uniquement centrée sur les grandes figures qui selon lui ont fait l’histoire (ommettant toute la tradition annaliste de l’histoire sociale), se cachent des perles qui ne peuvent que laisser pantois : on y apprend que Louis XI était mitterrandien (sic !). Naturellement, la focalisation sur la période vichyste est aussi présente dans son torche-cul, et il avance sans se démonter que la politique antiprotestante de Louis XIV « fait penser aux premières mesures antisémites de Vichy ».

Finalement, il n’est pas si brillant que ça. Je le trouve même un peu feldgrau sur les bords…

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Retraite obligatoire pour les vieux croûtons des exécutifs locaux

1 avril 2009 | La vie de la cité | Aucune réponse

François Rochebloine, député NC de la Loire, vient de déposer une proposition de loi pour mettre à la retraite les présidents des exécutifs locaux âgés de plus de 68 ans. Selon lui, la décentralisation a « entraîné un alourdissement très sensible des responsabilités des élus locaux », raison pour laquelle il n’est pas souhaitable que ceux-ci continuent au-delà d’un âge limite. Quand on se souvient de Pierre Castagnou, maire du XIVe arrondissement, mort d’un cancer à 68 ans au mois de février dernier, cela fait effectivement réfléchir sur la pertinence de continuer des mandats exécutifs ad mortem. Selon les termes de la proposition de loi, il serait donc interdit aux maires (art. 1er), aux présidents de Conseil général (art. 2), aux présidents de Conseil régional (art. 3), aux présidents d’établissements publics de coopération intercommunale (art. 4), d’exercer au-delà de 68 ans. Et si l’échéance venait en cours de mandat, ils seraient obligés de démissionner, conservant toutefois la jouissance de leur mandat électif et la possibilité de continuer à siéger comme membre dans tous les exécutifs locaux : droit est conservé de mourir conseiller municipal. Soit.

Ne donnons pas trop d’espoirs à cette proposition de loi, tant la soupière territoriale est une auge bien goûtue ! Si cette proposition de loi est examinée en séance, vous verrez les vieux dinosaures revenir d’entre les morts pour défendre leur bout de gras. C’est qu’ils ont un fief à tenir !

Voyons donc quels seront ceux qui seront concernés par une telle mesure. Concentrons-nous uniquement sur les présidents des Conseils généraux et régionaux.

Pour les Conseils régionaux, ne pourront pas se représenter en 2010 ou devront démissionner en cours de mandat prochain s’ils postulent à la présidence de leur exécutif local :

  1. Alsace : Adrien Zeller (né le 2 avril 1940)
  2. Auvergne : René Souchon (né le 12 mars 1943)
  3. Bourgogne : François Patriat (né le 21 mars 1943)
  4. Bretagne : Jean-Yves Le Drian (né le 30 juin 1947)
  5. Champagne-Ardennes : Jean-Paul Bachy (né le 30 mars 1947)
  6. Haute-Normandie : Alain Le Vern (né le 8 mai 1948), si et seulement si les régionales de 2016 ont lieu après le 8 mai
  7. Ile-de-France : Jean-Paul Huchon (né le 29 juillet 1946)
  8. Languedoc-Roussillon : Georges Frêche (né le 9 juillet 1938 !!)
  9. Limousin : Jean-Paul Denanot (né le 24 avril 1944)
  10. Lorraine : Jean-Pierre Masseret (né le 23 août 1944)
  11. Midi-Pyrénées : Martin Malvy (né le 24 février 1936 !!)
  12. Nord-Pas-de-Calais : Daniel Percheron (né le 31 août 1942)
  13. PACA : Michel Vauzelle (né le 15 août 1944)
  14. Pays de Loire : Jacques Auxiette (né le 3 décembre 1940)
  15. Picardie : Claude Gewerc (né le 21 juin 1947)
  16. Rhône-Alpes : Jean-Jack Queyranne (né le 2 novembre 1945)
  17. Martinique : Alfred Marie-Jeanne (né le 15 novembre 1936)
  18. Réunion : Paul Vergès (né le 5 mars 1925 !!!)

Vous avez bien lu : 18 présidents de région sur 26 sont concernés, soit 69% ! Et ce sont 7 présidents de région, soit 27%, qui ne pourraient pas se représenter en 2010 (ceux nés avant 1942).

Voyons maintenant les présidents de conseil général qui ne pourront pas se représenter en 2011 ou seront obligés d’abandonner leur mandat d’ici 2017, ainsi que ceux dont le canton sera renouvelé en 2014 et qui ne pourront pas le mener jusqu’à terme, en 2020 (s’ils se représentaient) :

  1. Ain : Rachel Mazuir (né le 12 février 1940)
  2. Aisne : Yves Daudigny (né le 23 février 1947)
  3. Alpes-de-Haute-Provence : Jean-Louis Bianco (né le 12 janvier 1943)
  4. Ariège : Augustin Bonrepos (né le 11 août 1936)
  5. Aube : Philippe Adnot (né le 25 août 1945)
  6. Aude : Marcel Rainaud (né le 1er avril 1940)
  7. Aveyron : Jean-Claude Luche (né le 7 août 1952), si et seulement si les cantonales de 2020 ont lieu après cette date
  8. Bouches-du-Rhône : Jean-Noël Guérini (né le 1er janvier 1951)
  9. Calvados : Anne d’Ornano (née le 7 décembre 1936 !!)
  10. Cher : Alain Rafesthain (né le 16 mai 1942)
  11. Côtes-d’Armor : Claudy Lebreton (né le 3 avril 1948)
  12. Dordogne : Bernard Cazeau (né le 27 avril 1939)
  13. Doubs : Claude Jannereau (né le 10 avril 1945)
  14. Eure : Jean-Louis Destans (né le 3 mars 1951)
  15. Finistère : Pierre Maille (né le 14 juin 1947)
  16. Gard : Damien Alary (né le 17 janvier 1951)
  17. Haute-Garonne : Pierre Izard (né en 1939)
  18. Gironde : Philippe Madrelle (né le 21 avril 1937)
  19. Hérault : André Vézinhet (né le 7 septembre 1939)
  20. Ille-et-Vilaine : Jean-Louis Tourenne (né en 1944)
  21. Indre : Louis Pinton (né le 24 octobre 1948)
  22. Jura : Jean Raquin (né le 4 décembre 1935 !!)
  23. Landes : Henri Emmanuelli (né le 31 mai 1945)
  24. Loire : Bernard Bonne (né le 18 septembre 1948)
  25. Loire-Atlantique : Patrick Mareschal (né le 8 mai 1939)
  26. Loiret : Eric Doligé (né le 25 mai 1943)
  27. Lot : Gérard Miquel (né le 17 juin 1946)
  28. Lozère : Jean-Paul Pourquier (né le 17 juin 1950)
  29. Manche : Jean-François Legrand (né le 8 juin 1942)
  30. Haute-Marne : Bruno Sido (né le 19 février 1951)
  31. Mayenne : Jean Arthuis (né le 7 octobre 1944)
  32. Meurthe-et-Moselle : Michel Dinet (6 novembre 1948)
  33. Meuse : Christian Namy (né le 19 octobre 1938)
  34. Morbihan : Joseph Kergueris (né le 2 octobre 1938)
  35. Moselle : Philippe Leroy (né le 3 février 1940)
  36. Nièvre : Marcel Charmant (né le 26 juillet 1944)
  37. Nord : Bernard Derosier (né le 10 novembre 1939)
  38. Oise : Yves Rome (né le 25 avril 1950)
  39. Orne : Alain Lambert (né le 20 juillet 1946)
  40. Pas-de-Calais : Dominique Dupilet (né le 12 octobre 1944)
  41. Puy-de-Dôme : Jean-Yves Gouttebel (né le 24 août 1949), ne pourra pas mener à terme le mandat 2011-2017 si les cantonales de 2017 ont lieu après le 24 août
  42. Pyrénées-Atlantiques : Jean Castaings (né le 7 avril 1938)
  43. Hautes-Pyrénées : Josette Durrieu (née le 20 mars 1937)
  44. Rhône : Michel Mercier (né le 7 mars 1947)
  45. Haute-Saône : Yves Krattinger (né le 5 novembre 1948)
  46. Sarthe : Roland du Luart (né le 12 mars 1940)
  47. Haute-Savoie : Christian Monteil (né en 1946)
  48. Paris : Bertrand Delanoë (né le 30 mai 1950)
  49. Deux-Sèvres : Eric Gautier (né en 1948)
  50. Somme : Christian Manable (né le 19 juin 1948), ne pourra pas mener le mandat 2011-2017 à terme si les cantonales 2017 ont lieu après le 19 juin
  51. Tarn-et-Garonne : Jean-Michel Baylet (né le 17 novembre 1946)
  52. Var : Horace Lanfranchi (né le 7 novembre 1935 !!)
  53. Vaucluse : Claude Haut (né le 22 décembre 1944)
  54. Vendée : Philippe de Villiers (né le 25 mars 1949)
  55. Vienne : Claude Bertaud (né le 1er novembre 1945)
  56. Haute-Vienne : Marie-François Pérol-Dumont (née le 26 mai 1952), ne pourra pas mener à terme le mandat 2011-2017 si les cantonales de 2017 ont lieu après le 26 mai
  57. Vosges : Christian Poncelet (né le 24 mars 1928 !!!)
  58. Territoire de Belfort : Yves Ackerman (né le 1er juin 1949), ne pourra pas mener le mandat 2011-2017 à terme si les cantonales 2017 ont lieu après le 1er juin
  59. Essone : Michel Berson (né le 21 avril 1945)
  60. Haut-de-Seine : Patrick Devedjian (né le 26 août 1944 – jour de la Libération de Paris, tiens…)
  61. Seine-Saint-Denis : Claude Bartolone (né le 29 juillet 1951)
  62. Val-de-Marne : Christian Favier (né en 1951)
  63. Guadeloupe : Jacques Gillot (né le 4 mars 1948)
  64. Martinique : Claude Lise (né le 31 janvier 1941)

Cela nous donne donc 64 présidents de conseils généraux sur 102, soit 63%. Ils sont 19% à avoir déjà atteint l’âge limite en 2009, et ils seront 21,5% à l’atteindre en 2011, 37% en 2014, et 51% en 2017. Si une telle loi passe, entre 2012 et 2017, pour ce qui promet pour le moment d’être le second mandat Sarkozy, il y aurait un fauchage drastique des barons locaux, à gauche comme à droite.

François Rochebloine vise-t-il le conseil général de la Loire, tenu par Bernard Bonne, 61 ans ? Mystère, mystère, mais en tout cas, une chose est sûre : cette loi ne passera jamais !

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Après Jaurès, Salengro

31 mars 2009 | Histoire, La vie de la cité | 1 Réponse

Il y a quelques jours, Louis Aliot, tête de liste FN dans le Sud-Ouest pour les élections européennes, créait un joli buzz en placardant une affiche de Jaurès barrée d’un slogan « Jaurès aurait voté Front National », et ce dans les rues de Carmaux, fief du plus notoire des barbus socialistes. Pour toute justification du rapprochement, une vague citation sur la patrie comme bien indissoluble lorsque tout se délite autour de soi, des valeurs morales aux possessions extorquées par les affreux jobards du capitalisme en déroute. Une bien jolie opération de com’ pour un FN aux abois médiatiques et qui ne récolte que les miettes du festin de Job en ce début de campagne européenne.

Aujourd’hui, bis repetita placent avec Marine Le Pen, tête de liste FN dans le Nord-Ouest qui accroche Roger Salengro à son tableau de chasse, emblématique figure politique du Nord-Pas-de-Calais. Simple opération de communication ? Pas tout à fait. En l’occurrence, le FN a ressorti une déclaration de Salengro qui était hostile à l’immigration de la main-d’œuvre en période de chômage afin de ne pas spolier les Français du travail en temps de vache maigre. Ce faisant, elle met le doigt sur un point intéressant : l’immigration par philanthropisme lyrique qu’on voudrait nous faire croire hérité des Lumières est un leurre. Les grandes vagues d’immigration ont toujours été suscitées par l’absence de chômage : on faisait venir des gens en France parce qu’on manquait de bras, et on en a manqué jusqu’au milieu des années 70. Et le constat est partagé autant par la gauche que par la droite. Le nationalisme n’est d’ailleurs pas une valeur uniquement de droite, et n’oublions pas que Jaurès, tout socialiste qu’il était, était au début antidreyfusard.

Pourtant, ce rapprochement d’apparence contre-nature me dérange sincèrement. Si le kidnapping de Jaurès par Aliot était assez bouffon, celui de Salengro est choquant. N’oublions pas qu’en 1936, l’extrême-droite, l’hebdomadaire politico-littéraire de droite Gringoire et l’Action Française en tête, a mené une virulente campagne contre le Ministre de l’Intérieur du gouvernement Blum autour de cette question : « Roger Salengro, ministre de l’Intérieur, a-t-il déserté le 7 octobre 1915 ? ». Malgré ses dénégations véhémentes, l’extrême-droite intensifie ses charges et dresse un procès en indignité nationale contre Salengro, l’acculant au suicide. On pourra dire ce que l’on veut du temps qui passe et de l’héritage politique direct qui s’effrite avec les années, mais c’est bien l’extrême-droite nationaliste et antisémite qui a tué Salengro, et cette extrême-droite là n’a pas bougé d’un pouce depuis les années 30, hormis peut-être le soutien aux régimes autoritaires que le FN d’aujourd’hui n’oserait sans doute pas amorcer. Se réclamer d’un homme que vos ancêtres ont tué, c’est immoral.

Le buzz ne se fera pas cette fois.

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La rubrique des chiens euthanasiés

30 mars 2009 | Société | Aucune réponse

En l’espace d’un week-end, ce sont deux histoires sordides et pourtant anecdotiques qui sont venues abonder nos flux RSS et nos journaux du dimanche. Une fillette de 6 ans a été tuée par les deux dogues allemands que possédait sa famille. Hier, un autre enfant de 5 ans a été attaqué au visage par un chien ; lui s’en est sorti. Dans les deux cas, les chiens qui ont attaqué ne figuraient pas dans la liste des chiens dangereux. Dans les deux cas, les chiens ont été euthanasiés, comme le prévoit la loi.

Encore une fois, c’est sous l’angle de l’effroi que ces faits divers sont traités. Les enfants, sanctuaires vivants du monde contemporain, sont des joyaux auxquels il ne faut pas tirer un cheveu sous peine d’exciter les plus vivaces lamentations de détresse. Quand les chiens attaquent, c’est à la prunelle de nos yeux qu’ils s’attaquent, à l’innocence et la faiblesse de nos bambins sacrifiés sur l’autel inconscient de la sauvagerie animale. On voudrait ressusciter le mythe de la bête du Gévaudan qu’on ne s’y prendrait pas mieux en abreuvant nos journaux de la rubrique des chiens euthanasiés.

Pourtant, ces histoires croisées montrent plusieurs choses. D’une part, que tous les procédés classificatoires pour ranger les chiens (ou même les animaux domestiques) par degré de dangerosité ne rime à rien. C’est là le grand leurre de l’Homme civilisé qui croit avoir mis à sa botte, avoir domestiqué, le règne animal. Domestiqué ou non, d’ordinaire dangereux ou non, un chien reste un chien, qui fut originellement sauvage et qui, s’il est domestiqué depuis des millénaires, n’en garde pas moins un instinct animal latent. Canis homini lupus. D’autre part, si comme les premiers éléments de l’enquête sur la mort de la fillette l’attestent, l’on se met à les menacer sur leur territoire (celle-ci aurait escaladé leur niche), les instincts peuvent être subits et tragiques. On n’accusera pas la petite fille d’avoir agi en connaissance de cause, mais combien peut-on dénombrer d’accidents, certes moins tragiques, dont la cause est une menace humaine du territoire d’un animal, se sentant piégé et réagissant par l’attaque ?

La solution par l’euthanasie dévoile l’impuissance naturelle de l’Homme à se rendre « maître et possesseur de la nature », comme disait Descartes. De l’espèce animale au réchauffement climatique, le premier réflexe à adopter pour tout maintenir en ordre est d’évoluer avec dialogue et harmonie, et non par volonté de maîtrise.

EDIT : Et ça continue !

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Mue printanière

28 mars 2009 | Coulisses | 3 Réponses

Je n’avais pas rafraîchi le thème de mon blog depuis 8 ou 9 mois, c’est maintenant chose faite !

Un thème très épuré et tout de même très élégant, ça correspond bien à l’ambiance de ce blog et à l’humeur saisonnière. J’en ai profité pour ajouter quelques outils de networking comme une widget Twitter et une barre de social bookmarking. N’hésitez donc pas à partager le contenu de ce blog avec vos connaissances !

Pour rappel, l’adresse du flux RSS n’a pas changé. Pour me suivre sur Twitter, rendez-vous ici.

Je réfléchis à l’éventualité d’ajouter un nuage de tags ou une liste des derniers billets/commentaires. Vos réactions sur ce thème et vos suggestions d’améliorations sont les bienvenues.

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