La polémique Hortefeux en finit guère de désenfler. Ministres, parlementaires, conseillers spéciaux, tous les appuis sont bons pour sortir Brice du pétrin. Aujourd’hui, c’est Henri Guaino, le mépris réactionnaire fait homme, qui lance chez David Abiker cette tirade tragique :
Ce n’est pas pareil de prendre la parole quand on est un homme politique, un responsable, pour affirmer quelque chose que l’on assume et de prendre la parole dans un cadre intime, amical, informel
Ah, donc les universités d’été de l’UMP sont un moment intime, amical et informel de la vie du parti majoritaire et du gouvernement (on a beau dire que le gouvernement est censé être au-dessus des partis et œuvrer pour le bien de tous les Français, vous avez quand même compris qu’il y a quand même 53% de Français qui sont plus égaux que les autres). Mais où les caméras sont admises dès qu’il s’agit de tacler le PS et le MoDem ou de glorifier l’ouverture (2007) , l’union (2008) et la solidification (2009) de l’UMP.
Quand le soir, Guaino accroche sa mauvaise foi avec son manteau à la patère, il jette un rire sardonique et crache devant son miroir :
Non mais quelle bande de cons. Ils n’ont pas encore compris que, symboliquement, un ministre reste ministre tant qu’il ne rentre pas chez lui, et que toute activité publique, exercée en tant que ministre, ou homme de parti, est publique et partant peut être portée à son crédit ou débit ?
Eh oui, c’est la contrepartie de la notion de notoriété. Elle se travaille, elle s’entretient. L’homme public est plus public que privé. Et s’il accepte volontiers tous les avantages de la vie d’homme public, ce serait fort de café qu’il n’en accepte pas les maigres inconvénients.
Hortefeux-Adjani : même combat.
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Il a été établi de source judicaire que FINAMA et GROUPAMA ont rendus des comptes falsifiés depuis 2005, trompant ainsi la confiance des marchés -et des actionnaires (en plus de violer les obligations de ces marchés régulés que sont la banque et l’assurance).
Par une saisie officielle chez la banque FINAMA, GROUPAMA a été pris sur le fait à pirater des logiciels pour une valeur de $200 millions.
La BEFTI (une brigade d’élite spécialisée dans la fraude informatique), chargée de l’enquête, a d’abord menacé la victime de la fraude afin de lui faire retirer sa plainte.
Le Procureur de la République ayant classé le dossier « sans suite », la victime a demandé copie du dossier d’enquête.
Quelle ne fut pas sa surprise de constater que la Police avait procédé à l’échange du constat d’huissier officiel par un constat d’huissier fourni par la partie mise en cause, efectué un mois après la saisie -et dans un établissement différent du lieu de l’infraction.
Ce second constat d’huissier, sans valeur officielle, établissait bien évidemment l’innocence de GROUPAMA.
En vertu du « SECRET BANCAIRE », GROUPAMA y demandait explicitement à la Police de limiter ses investigations à un établissement qui n’était pas celui de l’infraction officiellement constatée.
Après avoir formé un recours devant le Procureur Général de Paris, celui-ci expliquait qu’il n’y avait « pas d’infraction constatée » et que, donc, le classement sans suite était maintenu.
Outre la corruption des services de la Police, le fait que le Procureur Général ait couvert la falsification du dossier d’enquête en dit long sur le désir sincère du gouvernement de mettre un terme aux « dysfonctionnements » (malheureusement récurrents) de la justice en France.
Tous les détails ont été rendus publics (la réponse négative du Procureur Général, le dossier d’enquête de la BEFTI, ainsi que le constat d’huissier non-officiel de GROUPAMA):
http://remoteanything.com/archives/groupama.pdf