L’inflation mémorielle et commémorative se poursuit, donc, avec une proposition de loi déposée le 17 novembre. Au moment du tunnel budgétaire, c’est à se demander si les députés de la majorité signataire de la proposition de loi n’ont pas autre chose à foutre. Las ! le 11 novembre est passé par là, il faut bien en profiter pour surfer un peu sur les événements, surtout quand on en connaît la teneur.
Alors, cette fois-ci, que va-t-on commémorer ? La fracture de la jambe de mon grand-père en Indochine ? L’anniversaire de l’ongle incarné de Jean Moulin ? Allons-nous commémorer le sac de Béziers ? La guerre du Rif ? Point du tout !
Une belle brochette de députés de droite et du Nouveau Centre ont signé une proposition de loi visant à instaurer le 9 novembre comme journée commémorative aux victimes du communisme !
Quel intérêt ? Moscou n’a jamais abaissé son bras séculier sur la vie des Français. Le complot communiste est toujours resté à l’état de chimères lointaines qu’on agitait comme un spectre pour faire repoussoir. Les signataires demandent aux préfets, donc aux représentants de l’État français dans les départements, d’organiser des commémorations pour un événement qui n’a pas touché la France. Pourquoi donc commémorer quelque chose qui n’a aucune signification, sinon pour continuer à battre une coulpe qui n’est même pas la nôtre ?
Je propose plusieurs commémorations nouvelles :
- 13 novembre : commémoration du massacre des Danois d’Angleterre lors de la Saint-Brice
- 30 juin : commémoration de la Noche Triste
- 13 février : commémoration du massacre des Écossais du clan McDonald à Glencoe par les soldats britanniques
- 10 juin : commémoration du massacre des Aborigènes à Myall Creek
Vous en voulez encore ?