Le feuilleton polémique sur le nouveau visage des prochaines plaques d’immatriculation qui entreront en vigueur le 1er janvier prochain s’est achevé. Michèle Alliot-Marie a cédé aux philippiques du collectif de parlementaires « Jamais sans mon département » qui demandaient à ce que le numéro de département ne disparaisse pas des nouvelles plaques, mais devienne obligatoire afin de maintenir la douce tradition des longs voyages sur les routes où l’on apprend aux enfants à découvrir les subtilités géographico-administratives de la France.
Rappelons le nœud gordien. En raison de la vétusté du système d’immatriculation, qui date de 1950, le ministère de l’Intérieur souhaite faciliter l’identification des véhicules, à des fins d’abord sécuritaires, en attribuant un numéro d’immatriculation à vie à chaque véhicule. Finis les changements d’immatriculation lorsqu’on déménage ou lorsqu’on vend ou achète une voiture d’occasion. Depuis la première immatriculation, jusqu’à l’envoi à la casse, un numéro unique. Un nouveau système d’immatriculation qui, dans l’esprit du ministère, fait disparaître donc le numéro du département, trop contraignant et en partie responsable de la volatilité des numéros d’immatriculation. C’est à partir de ce constat que les conseillers généraux, d’abord, puis les parlementaires se sont organisés pour que la notion d’attache territoriale ait encore une signification dans un monde toujours plus globalisé.
Certains ont crié bien vite au conservatisme français. C’est d’ailleurs une reductio assez facile. Taxer l’adversaire de conservateur permet de se présenter comme le progressiste, donc celui qui a raison. C’est un jugement de posture qui évite d’avoir à débattre contradictoirement du fond.
Sur la photo (profitez, j’en mets peu), qui date du second épisode de l’affaire, on voit nettement qu’avec un peu de bonne volonté et d’ouverture, il reste possible de concilier tout le monde. La plaque d’immatriculation conserve la composition voulue par le ministère (les deux chiffres, les trois lettres, les deux chiffres), restera unique à chaque véhicule et ad vitam aeternam. Là-dessus, le ministère est pleinement satisfait : plus besoin d’engorger les préfectures pour des réimmatriculations, tout se fera chez les garagiste. Mais, après satisfaction des attentes du ministère, que voit-on à droite ? Un joli espace blanc suffisant pour y insérer un numéro de département et le logo d’une région. Ce qui, n’en déplaise à mon camarade blogueur sus-cité, ne figurait pas dans le projet initial du gouvernement.
Beaucoup de bruit pour pas grand chose, comme souvent. Quand on arrive à se mettre autour d’une table pour discuter calmement, quand on gratte consciencieusement, on a des surprises…
Alors voilà une bataille de gagnée,bravo mrs les parlementaires!!
Rien d’autre a foutre!
ce qu’il faut comprendre c’est qu’ils ont fait ça pour eux car c’est leurs postes de conseillers regionaux de maires… qui sont menacés.Mais ils ont dis aussi pour faire bien,qu’ils allais lutter contre la nouvelle taxe de 4 €.là je pense qu’ils vont rien faire c’est pas pour leur pomme.
ils pensens qu’a eux ces types et ils servent a rien!!
Vous sombrez dans un antiparlementarisme de mauvais aloi.
Les départements sont une réalité française. Puis que notre président n’a pas réussi à les faire disparaître, je ne vois pas pourquoi ils devraient disparaître des plaques d’immatriculation. On pourra toujours discuter sur la manière dont les parlementaires s’y sont pris pour défendre leur bout de pain et tout et tout, mais, au final, ceci fait beaucoup de bruit pour rien : la réforme des immatriculations aura lieu, et l’espace pour insérer le code départemental était prévu depuis le début (certes pas obligatoire, et certes sans ce carré blanc).
Après, sur l’obligation de payer 4EUR pour avoir sa carte grise, ce qui peut être ressenti comme une nouvelle taxe, là, d’accord… Mais ceci est un autre débat, non ?
Les premières plaques ne prévoyaient d’insérer que le « F » et les étoiles européennes. Quand le ministère de l’Intérieur version MAM a remis le projet en selle, ce n’est que fin avril, après que le collectif s’est mis en place et a commencé à brailler, qu’on a ménagé un petit espace pour rendre ce numéro « facultatif ». Le collectif a ensuite accentué la pression pour que ce soit « obligatoire », mais avec possibilité de choisir librement le numéro que l’on veut, soit son département de résidence, soit son département d’attache.