Un coup d’Destop… d’estoc !

24 octobre 2008 | La vie de la cité | 5 Réponses

Fadela Amara n’a pas sa langue dans sa poche, nous le savons. C’est même pour son franc-parler qu’elle a été débauchée pour être de la combinaison Fillon. Après les noms d’oiseaux dont elle avait affublé Christine Boutin, elle a récidivé, interrogée sur ce qu’elle pensait des sifflets contre la Marseillaise. Citation :

« Il faut donner un gros coup de Destop. »

Le Destop est, rappelons-le, un déboucheur liquide de canalisations particulièrement efficace. Pour celle qui a toujours dénoncé l’emploi pour le moins hasardeux par Nicolas Sarkozy du mot « Kärcher » à l’encontre des délinquants de banlieue, on ne peut que s’étonner de la voir recourir à de pareilles analogies entre une jeunesse perçue comme délinquante et l’image du cloaque fétide et nauséabond qu’il faut laver à grandes eaux.

Alerté, le cabinet de la Ministre a publié un communiqué… cousu de fil blanc. Il faut tant bien que mal rattraper l’écart de langage. Ainsi, Fadela Amara n’a jamais voulu parler de Destop, non ! Il fallait lire « d’estoc ».

Rappelons que le terme « estoc » est usité en escrime, et qu’il désigne un coup porté par la pointe de l’épée. C’est d’ailleurs aussi le nom d’une petite dague. Le fleuret dans l’escrime moderne, par exemple, est une arme d’estoc, car les règles ne reconnaissent valides que les touches qui ont été portées par la pointe de l’épée, à l’inverse du sabre qui, lui, est une arme à la fois d’estoc et de taille (tranchant de la lame). Voilà donc qu’au lieu de nettoyer cette jeunesse délinquante et antipatriote, il faut la passer à la pointe (et non au fil, puisque d’estoc) de l’épée !

Je crois que Fadela Amara se fout de notre gueule.

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§ 5 Responses to “Un coup d’Destop… d’estoc !”

  • Marianne Belleville dit :

    Haha c’est très très bon cette histoire… et j’en arrive à la même conclusion.

  • Nick Carraway dit :

    Bastien, on t’a reconnu.

  • Nick Carraway dit :

    Qu’il s’agisse du mot « Destop » ou « d’estoc », l’image est plus qu’hasardeuse !

  • Laurent G dit :

    « Vous êtes bouchés ou quoi ? Vous faut un p’tit coup d’Destop ??? » (Dictionnaire du Français Contemporain et Sarkoziste)

    1) Fadela Amara dit texto =
    « je pense qu’il faut donner un gros coup d’d..  »
    - on entend bien le double « D ».
    A moins d’être bègue, personne ne redoublerait ce D pour dire « un gros coup d’estoc ». Mais pour dire « coup d’ destop », oui ( pour « coup DE Destop »)
    - Les rares qui emploient encore aujourd’hui le terme « estoc » ne l’associent pas avec le verbe « donner », ni l’adjectif « gros ».
    L’expression est plutôt « porter un coup d’estoc » ( pas non plus « porter un coup d’ d’ estoc »).
    Sans adjectif. En tout cas, pas « gros ». A la limite on pourrait enjoliver cette expression désuète par  » porter un profond / fatal/ habile…coup d’estoc »..
    PORTER UN GROS COUP D’ D’ESTOC, ( et encore moins  » Donner un gros coup D d’estoc ») = cette expression ne correpond à aucune expression logique, naturelle, de la langue française.

    2- A l’oreille, il est difficile de confondre un « c » final ( prononcé K) et un « p » final. Essayez de prononcer « d’estoc » et « Destop », vous verrez bien qu’il est quasi impossible de confondre.
    Et ce P final, réécoutez l’interview de Fadela, on l’entend bien.
    - En effet, on peut confondre, à l’oreille comme à la prononciation les phonèmes du français P / B /V. Ce sont des « labiales », articulées avec la langue venant sur les lèvres.
    K, c’est une « palatale » ( la langue à l’arrière, sur le palais ).
    Ce qui explique qu’il ne peut y avoir de confusion ni ambiguité entre des labiales et des palatales, entre des sons « K » ou « P ».

    SCOOP = Je déments totalement !
    Fadela n’a pas dit « donner un gros coup d’ Karcher » .
    C’était déjà pris.

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Fiche

Nick Carraway

Miss Baker and I exchanged a short glance consciously devoid of meaning. I was about to speak when she sat up alertly and said “Sh!” in a warning voice. A subdued impassioned murmur was audible in the room beyond, and Miss Baker leaned forward unashamed, trying to hear. The murmur trembled on the verge of coherence, sank down, mounted excitedly, and then ceased altogether.

“This Mr. Gatsby you spoke of is my neighbor——” I said.

“Don’t talk. I want to hear what happens.”

“Is something happening?” I inquired innocently.

“You mean to say you don’t know?” said Miss Baker, honestly surprised. “I thought everybody knew.”

“I don’t.”

“Why——” she said hesitantly, “Tom’s got some woman in New York.”

“Got some woman?” I repeated blankly.

Miss Baker nodded.

“She might have the decency not to telephone him at dinner time. Don’t you think?”