Me voilà installé à Paris. Enfin les immeubles haussmanniens. Enfin les tapis rouges qui mènent devant vos portes. Enfin les petits studios (pléonasme) aux fausses cheminées. Enfin chez soi. Enfin Paris.
Et pourtant, question lancinante, suis-je Parisien ? Il semble au contraire que je me sens encore comme un touriste. Cela viendra avec le temps. Ou peut-être avec un coup de pouce du destin, de ce genre de rencontres fugaces et échevelées qui sont légion dans les romans. Un peu comme celle-ci :
It was lonely for a day or so until one morning some man, more recently arrived than I, stopped me on the road. ‘How do you get to West Egg village?’ he asked helplessly. I told him. And as I walked on I was lonely no longer. I was a guide, a pathfinder, an original settler. He had casually conferred on me the freedom of the neighbourhood.
Et donc, si tu te sens l’âme samaritaine, n’hésite pas à me demander ton chemin. Comment me reconnaître ? I’ll meet you on some corner. I’ll be the man smoking two cigarettes. [1]
Notes
[1] Les citations sont extraites de The Great Gatsby : était-il besoin de le préciser ?